mardi 2 février 2010

Aujourd'hui, le monde me fait affreusement mal.
Je ne veux pas vivre dans ce monde où l'on méprise, où les certitudes pleuvent, acérées et aveugles.

mardi 19 janvier 2010

Finalement.

J'ai toujours été comme ça : attendre de voir les choses, les gens partir avant de réaliser que je ne peux rien faire sans eux.
Et qu'est ce que ça veut dire ? J'ai appris à tout aimer, à chérir, idéaliser chacun et chaque chose de telle sorte que seul, je ne sois plus rien.

Mais toi, est-ce que je t'aime ? Ai-je besoin de toi ?
Sans toi, me laisserai-je mourrir ou te remplacerai-je ?

Et pourtant, je n'aime pas pleurer. J'aimerais pouvoir dormir et voir partir la boule nerveuse, dans mon ventre. Au lieu de ça, je vais subir mon propre esprit.

samedi 9 janvier 2010

Il le faut.

Comme il ne cesse de neiger, je crois que je n'ai pas le choix de composer cet article.
Elle m'a accueilli et elle est toujours là. C'est assez surprenant qu'elle joue pour une fois la carte de la surenchère. Voyez-y ce que vous voulez, je la reçois comme un message d'espoir.

C'est si rare de sentir le silence cottonneux et de sourire en regardant le ciel que j'en profite.

Quand je serai grand, Père.

Je n'aurai jamais une relation normale avec les hommes. Je n'ai jamais d'autre choix que de venir avec mes gros sabots, crottés de séduction, de complexe et de (non)désir.

Ca n'a jamais cessé et malgré mes 22 ans et l'habitude que j'ai faite au sujet de mon homosexualité, je n'y ai encore pu mettre fin.
Chaque homme que je rencontrerai, je me positionnerai dans la séduction : Je lui plais et c'est réciproque ou l'alternative plus agréable, l'un ou l'autre fait défaut.
Mais merde, c'est quoi, ça ? Une sexualité horriblement débridée ? Un amalgamme dans ma tête ? Y'a quelque chose qui ne fonctionne pas correctement là-haut, dis voir.

Mon père m'écoeure et je désire trop d'hommes.

jeudi 7 janvier 2010

Oh l'erreur.

Eh voilà, c'est maintenant que tombent les questions dont les réponses jonchent déjà -et depuis bien longtemps- ce sol boueux.
J'ai toujours détesté être malhonnête, mais si c'est pour faire du bien, je veux bien envisager le faire. Enfin, j'accepte tout en sachant que je ne feri rien. La boucle sera bouclée et les questions ne seront plus. Dommage, l'espoir était là.

lundi 28 décembre 2009

Courage.

Cela fait bien longtemps, trop même. J'ai laissé mon corps à l'abandon et suis parti voir ailleurs, ignorant les priorités et voguant, papillonant dans l'espace et le flou.
J'ai occupé et meublé de rien, je cachais la misère et tentais de faire abstraction.

On ne dupe personne, au fond et tôt ou tard l'on viendra te sonner, agiter tes lentes molécules et tes neurones atrophiés.
Alors, je me lève.
Enfin, je vais me lever, laissez-moi juste un peu de temps. Le temps que je puisse prendre conscience. Le temps de me réveiller et m'arracher à mes rêves mielleux.
Puis-je espérer encore ?
Non.
La vie est alors bien triste.
Ne pense pas ainsi, c'est toi qui as tort et tu es bien seul comme cela.
Pense autrement.
D'accord, je veux bien me lever, mais, pour quoi faire ?


...

C'est ainsi que je tourne en boucle, je ne me suis toujours pas relevé. Mais je guette, mes yeux sont ouverts et je scrute, me prépare et me dis qu'un jour, je serai peut-être redoutable.
Je chasserai alors mes mauvaises choses, toutes. Je leur dirai enfin de me laisser tranquille, d'aller voir ailleurs, de foutre le camp avant que je n'en fasse une affaire sérieuse. Je ne suis pas méchant, pas très agressif non plus, mais je ne réfléchirai pas autant et n'hésiterai plus. Vous tous, aussi me verrez enfin.

Je serre les dents et fronce les sourcils. Mes tempes prennent un relief bossu, inquiétant. J'invoque la rage.

vendredi 25 décembre 2009

...

J'aurais pu dormir, j'en avais les raisons.
Là, j'avoue que dormir ou pas, je m'en fous pas mal.
Je vous aime, je vous hais, le même cycle revient et je perds de mon souffle ; c'est du carton, du factice.
Je suis le chemin d'autrui. Les traces boueuses qu'il a laissé avant me me collent à la semelle et je regarde mes pieds aller de l'avant, basculer sur les côtés tandis que ma tête tend à viser alentour.
Je viens du vide et je fonce en plein dedans sans avoir même pu goûter aux plaisirs qui paradent joliement, tantateurs, racoleurs, mensongers.
Vous allez crever et je ferai quoi, moi ?
Je chialerai et oublierai cette amertume.
Le passé est laid, fade et triste.
Le présent fait semblant d'être meilleur.
Le futur ne m'aura pas.

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